Shouting Won'tChange Anything...
Abraham Aronovitch, 2021. Acrylique, pointe graphite, tube en polyéthylène réticulé, LED, 122 × 122 cm, série Behind the Obvious.
Quand l’image crie là où le corps se tait : le miroir comme un champ de projection psychique où se matérialise la rupture entre le vécu et le montré.
Note de lecture
Dans cette œuvre de la série Behind the Obvious, Abraham Aronovitch mobilise le miroir comme un dispositif de révélation psychologique. Le cri, totalement absent du corps physique mais violemment présent dans son double spéculaire, matérialise la déconnexion entre le sujet et son image. La scène souligne l'écart entre le ressenti intérieur et ce qui parvient à être exprimé à l'extérieur.
Les silhouettes bleues, caractéristiques de l'artiste, fonctionnent ici comme des archétypes anonymes porteurs d’une charge émotionnelle universelle. À travers ce face-à-face figé, l’œuvre interroge les limites du langage et la difficulté d’inscrire l’affect dans l’espace social. L'intégration d'éléments techniques (LED, polyéthylène) vient renforcer cette tension silencieuse, révélant une condition humaine habitée par des élans inaboutis que seul le reflet semble capable de porter.
Toute la salle L’Évasion
Salle 2 · L’Évasion, La Fenêtre mentale : 6 toiles, dans l’ordre de l’accrochage.





