top of page

The Cherry Blossom Alley, 2023
Acrylique sur toile
97 × 130 cm

Quand le miroir se dissout dans le paysage, le face-à-face ne se joue plus entre deux corps, mais entre ce que l’on est et l’image que l’on projette de soi.

Avec The Cherry Blossom Alley, Abraham Aronovitch prolonge la série Behind The Obvious en déplaçant le motif du miroir de la salle de bain vers un espace extérieur devenu mental. Le miroir n’est plus visible, mais intériorisé : la scène agit comme une surface de projection où l’individu se confronte aux récits sociaux et aux images attendues de soi. La peinture explore ainsi la construction de l’identité à travers la tension entre présent vécu et avenir anticipé.

Dans cette allée fleurie devenue écran mental, le miroir ne renvoie plus une image physique, mais une division intime. Les figures féminines incarnent deux temporalités simultanées : l’une tournée vers une image idéalisée, l’autre retenue dans l’instant présent. Comme souvent dans le travail de l'artiste, la composition révèle une instabilité silencieuse où le désir et la norme coexistent. La peinture maintient cette tension ouverte, sans issue ni hiérarchie, invitant à habiter l'espace entre ce que l'on est et ce que l'on imagine devenir.

bottom of page