Emporté par la Foule, 2022
Acrylique sur toile
100 x 100 cm
Quand la foule n’est plus une scène sociale mais une construction mentale : la lutte d'une singularité pour ne pas se dissoudre dans le collectif.
Emporté par la foule s’inscrit dans la série Behind the Obvious, où Abraham Aronovitch explore la tension entre l'appartenance au groupe et le maintien de l'individualité. L’œuvre met en scène une figure humaine intégrée à un ensemble de présences superposées, formant une masse mouvante sans référence à une situation précise. La composition suggère un équilibre fragile de l'identité, se déployant sans hiérarchie ni narration explicite.
Dans cette œuvre, la foule devient une construction mentale faite des visages croisés au fil d’une vie. Les figures se superposent jusqu’à l'effacement, mais une présence masculine demeure pourtant discernable. Sans s’imposer, elle subsiste comme un vestige de singularité qui empêche la dissolution totale de l’identité dans le flux collectif. La peinture capture ainsi ce moment où le regard tente de fixer une présence unique au cœur d'une perception fragmentée du monde.

